• OXYGENE

    texte Ivan Viripaev
    traduction française Tania Moguilevskaia, Gilles Morel, Elisa Gravelot
    traduction française publiée en mai 2005 aux Editions Les Solitaires Intempestifs
    mise en scène Galin Stoev (Bulgarie)
    assistante à la mise en scène Noémie Vincart
    musique originale Gilles Collard
    avec Céline Bolomey, Gilles Collard, Stéphane Oertli, Antoine Oppenheim
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Oxygène est structuré en dix compositions musicales, interprétées par trois acteurs et un DJ. Chacune porte un titre : Danses, Sacha aime Sacha, Non et Oui, Le rhum moscovite, Le monde arabe, Comme sans sentiments, Amnésie, Les perles, Pour l'essentiel, Un casque sur la tête.
    Chaque couplet est précédé d'une thèse, une citation des Dix Commandements, tournée, retournée et détournée par la suite à la lumière des derniers événements de l'Histoire mondiale par deux personnages qui se confrontent et tentent d'articuler leurs différences profondes à travers les grands événements d'aujourd'hui : le onze septembre, l'opposition arabo/israélienne, le terrorisme, le globalisme, mais aussi dans leurs rapports à l'amour, à la vérité, à la conscience...
    Un garçon de la province russe profonde tombe amoureux d'une fille du milieu snob de Moscou (ou de n'importe quelle autre capitale). Conduit par cette passion, il tue sa femme... Les deux protagonistes se rencontrent dans le champ de leurs irréconciliables différences. L'histoire racontée constitue un prétexte pour circonscrire les paramètres de la nouvelle confusion mondiale.
    <o:p> </o:p>- Avez-vous entendu ce qui a été dit aux anciens : « Tu ne tueras point ; celui qui tue sera jugé » ? Moi, je connaissais un homme qui était vraiment dur d'oreille. Il n'a pas entendu quand il a été dit « Tu ne tueras point » parce qu'il avait son baladeur sur les oreilles. Il n'a pas entendu le « Tu ne tueras point », il prend une pelle, il va au potager et il tue.
    <o:p> </o:p>Viripaev n'écrit pas pour autant pièce à thèse, ni un texte manichéen, il accumule dans un rythme soutenu un trop plein de mots, une incroyable quantité d'arguments alambiqués et truffés de paradoxes. Il s'agit moins d'un texte à rendre absolument intelligible, que d'une partition, d'un canevas rythmique et énergétique qui déploie ses arguments face au monde sous la forme d'un concert au débit infernal.
    <o:p> </o:p>« Oxygène se situe entre musique et texte politique, à la frontière du théâtre et du concert, un texte qui soulève les grands problèmes éthiques d'aujourd'hui au travers d'une fable qui jette un pont entre hier et demain, stigmatise les réalités de notre monde écartelé par ses propres contradictions.
    Oxygène n'est pas une pièce de théâtre à proprement parler, mais un texte qui fixe un certain état d'hystérie vital, autodestructeur et chargé d'espoir.
    Oxygène est un concentré de vie et un remède contre l'endormissement. Un texte nécessaire. »
    Galin Stoev

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :