chorégraphie et scénographie Josef Nadj composition musicale Akosh Szelevényi et Szilárd Mezei assistante à la chorégraphie Mariko Aoyama lumières Rémi Nicolas assisté de Christian Halkin décoratrice Jacqueline Bosson costumes : Yasco Otomo assistée de Fabienne Orecchioni, Francine Ouedraogo, Sayo Maeda et Françoise Yapo conception vidéo Thierry Thibaudeau avec Guillaume Bertrand, Istvan Bickei, Damien Fournier, Peter Gemza, Mathilde Lapostolle, Cécile Loyer, Nasser Martin-Gousset, Josef Nadj, Kathleen Reynolds, Gyork Szakonyi, Ikuyo Kuroda (Cie BATIK), Mineko Saito (Cie Idevian Crew). La compagnie Butô « Dairakudakan » : Ikko Tamura, Pijin Neji, Tomoshi Shioya , Yusuke Okuyama Ce spectacle est dédié à Thomas Erdos. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Une traversée de l'œuvre d'Henri Michaux Il fallait bien que la rencontre advienne sur scène un jour. Depuis longtemps déjà, Josef Nadj, éternel voyageur aux confins de rêveries nichées dans les plis de l'inconscient, fréquentait l'œuvre d'Henri Michaux (1899-1984). Observateur funambule des mystères de l'existence, le chorégraphe d'origine hongroise partage avec ce poète et peintre qui n'eut de cesse d'explorer « l'espace du dedans », le goût des rythmes et de la musicalité, le passage fécond entre les arts et, surtout, l'irrépressible attrait pour l'« ailleurs ». Les années n'ont fait que resserrer les nœuds de cette fraternité, secrètement entretenue avec celui qui chercha à s'extirper de la gangue d'un moi en quête d'identité, en parcourant les contrées lointaines ou les territoires de l'imaginaire.
Créé dans la cour d'honneur du palais des Papes lors du 60e Festival d'Avignon, dont Josef Nadj est l'artiste associé, Asobu (Jeu, en japonais) chemine à travers cette écriture du déplacement, le long d'une ligne de tension entre Orient et Occident Ecuador et Un barbare en Asie, récits de périples initiatiques, Ailleurs, carnets d'expéditions fictives, et Poteau d'angle, fragments d'une ascèse se défiant du monde et de ses chimères, balisent cette vaste traversée qui s'aventure jusqu'au pays du soleil levant. Le chorégraphe pioche dans la matière littéraire, des motifs qu'il trame avec la mémoire réinventée de sa Vojvodine natale et la musique aux accents russes d' Akosh Szlevényi et Szilard Mezeï.
Entouré de danseurs français, hongrois et japonais, qui évoluent dans une scénographie en mouvement perpétuel, il descend le fleuve périlleux de la vie, à la recherche de l'Autre et des paysages inconnus que dessinent les remuements de l'âme.